Le 26 janvier 2026, lors d’une conférence de presse, l’association "Femmes & Sciences" a remis à Anne Hidalgo, la maire de Paris, la liste des 72 femmes scientifiques dont les noms seront prochainement à inscrire en lettres dorées le long du premier étage de la tour Eiffel. Ainsi, dans un souci d’égalité, la cohorte de femmes scientifiques rejoindra celle déjà présente depuis le XIXe siècle de leurs homologues masculins, au nombre de 72.
La sélection des noms a été opérée par un comité pluridisciplinaire dont fait partie Françoise Combes, astrophysicienne, professeure au Collège de France et présidente de l’Académie des sciences.
Sont ainsi mises à l’honneur des mathématiciennes, ingénieures, climatologues, informaticiennes, physiciennes, biologistes... Par leurs travaux et leurs découvertes, ces femmes scientifiques remarquables ont façonné notre compréhension de monde et ont été pionnières dans de nombreux domaines.
Parmi elles, figurent trois femmes astronomes majeures, longtemps invisibilisées.
Toutes ont, de près ou de loin, entretenu des liens avec l’Observatoire de Paris :
- Louise du Pierry ou Dupiery (1746 - 1830), astronome, calculatrice et première femme professeure d’astronomie à la Sorbonne ;
- Dorothéa Klumpke (1861 - 1942), pionnière de l’astrométrie et première femme docteure en sciences de la Sorbonne ;
- Edmée Chandon (1885-1944), première astronome professionnelle française à l’Observatoire de Paris ;
Alors que la tour Eiffel rend hommage depuis son origine au génie scientifique, cette inscription vient réparer une absence historique et rappeler combien les femmes ont œuvré à la compréhension du monde et de l’Univers.
Un signal fort pour l’histoire des sciences — et pour les générations d’astronomes à venir.
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