Né en 1968, astrophysicien, Philippe Stée est directeur de recherche au CNRS. Il exerce ses activités scientifiques au laboratoire Lagrange de l’Observatoire de la Côte d’Azur, qu’il a dirigé de 2016 à 2023.
Ses travaux de recherche s’articulent autour de deux axes complémentaires : la physique des étoiles chaudes et des disques circumstellaires, ainsi que le développement et l’exploitation de techniques d’interférométrie optique, domaines dans lesquels il s’est distingué au niveau international.
Ses recherches s’appuient sur l’exploitation de grands instruments d’interférométrie optique et infrarouge, en particulier AMBER, MIDI et MATISSE sur le Very Large Telescope Interferometer (VLTI) de l’ESO au Chili, ainsi que sur l’instrument VEGA installé au foyer du réseau interférométrique CHARA sur le mont Wilson (États-Unis), dont il a été co-investigateur. Il a notamment développé un code numérique simulant l’environnement circumstellaire des étoiles chaudes actives mettant en évidence leur rotation presque critique qui, cumulée à la pression radiative du vent stellaire, forme un disque d’excrétion par opposition aux disques d’accrétion qui se forment autour des étoiles jeunes.
Au-delà de ses activités scientifiques, Philippe Stée s’est fortement investi dans des responsabilités collectives et de gouvernance. Son expérience de direction du Laboratoire Lagrange et de délégué scientifique à l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU) du CNRS l’a conduit à gérer des équipes pluridisciplinaires, à piloter de grands projets structurants à l’échelle internationale et à conduire des transformations organisationnelles, dans un contexte de forte exigence scientifique.
Philippe Stée prendra ses fonctions le 13 mars 2026 pour un mandat de cinq ans.