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Première observation en direct de la rotation d’un "berceau" de planètes

1er juin 2026

Une équipe internationale dirigée par un chercheur CNRS de l’Observatoire de Paris - PSL au Laboratoire d’instrumentation et de recherche en astrophysique a réalisé une première mondiale en observant directement la rotation d’un disque protoplanétaire grâce à l’émission des grains de poussière qui le composent. Offrant un nouvel éclairage sur les mécanismes à l’œuvre lors de la naissance des systèmes planétaires, le fruit de ces travaux est publiée dans la revue Astronomy & Astrophysics le 1er juin 2026.

Pour la première fois, la rotation d’un disque où naissent des planètes a pu être observée directement en cartographiant l’émission des grains de poussières. Il s’agit de celui qui entoure la jeune étoile AB Aurigae.

Le disque protoplanétaire d’AB Aurigae.
Crédit : ESO/A. Boccaletti et al.

S’il semble globalement tourner conformément aux lois de la physique, certaines régions du disque proches de l’étoile présentent une déviation inattendue.

L’origine de cette anomalie ?

Selon les scientifiques, un faisceau d’indices indiquerait la présence de planètes géantes en cours de formation.

Cette étude, menée par des chercheurs CNRS à l’Observatoire de Paris - PSL et de l’université de Bordeaux est publiée dans la revue Astronomy & Astrophysics le 1er juin 2026. Elle apporte un éclairage inédit sur les mécanismes de formation des planètes et la dynamique complexe des disques protoplanétaires.

Grâce aux capacités uniques de l’instrument SPHERE dans le proche infrarouge et à son exceptionnelle résolution spatiale, l’équipe a pu suivre avec précision les structures du disque et leur évolution sur trois observations, collectées sur un intervalle de 4 ans.

Les scientifiques ont identifié une structure brillante, caractéristique des zones d’accrétion où du gaz et des poussières s’accumulent et tombent sur un objet en formation. Ce phénomène est notamment impliqué dans la formation des planètes géantes gazeuses.

Les images du disque d’AB Aurigae révèlent également la rotation rapide de fines ombres projetées en surface par des structures invisibles, potentiellement des protoplanètes (des planètes en devenir) ou des amas de poussières opaques, en orbite près de l’étoile.

Ces résultats, plus complexes que prévu par les modèles théoriques, soulignent l’importance de poursuivre les recherches afin de détecter directement les propriétés des protoplanètes ou des amas responsables des structures observées dans le disque de AB Aurigae.

Référence

Destructuring the disk of AB Aurigae : dynamics and accretion
par Anthony Boccaletti et al.,Astronomy & Astrophysics, 1er juin 2026.

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