Le prix jeune chercheur de la Société française d’exobiologie couronne des travaux dont l’objectif est d’analyser le fonctionnement des atmosphères planétaires pour comprendre leur dynamique, leur physique et leur chimie et l’appliquer aux exoplanètes.
Benjamin Charnay a fait sa thèse au Laboratoire de météorologie dynamique à Paris. Il a complété son parcours par un postdoc à Seattle, aux États-Unis, à l’Université de Washington, grâce à une bourse de la NASA. Il a ensuite effectué un second postdoc, à l’Observatoire de Paris - PSL, cette fois.
Depuis 2018. Benjamin Charnay occupe des fonctions de chargé de recherche CNRS.
À son arrivée au Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique, il a rejoint le pôle "planétologie" et anime l’équipe transverse "exoplanètes". Grâce au soutien de nombreuses collaborations locales et internationales, il y poursuit ses recherches, au sein de l’équipe transverse "exoplanètes" dont il est maintenant le responsable.
Ses objectifs sont la compréhension générale des atmosphères planétaires et de leur évolution, le tout en lien avec les recherches sur l’apparition de la vie sur Terre et sa recherche ailleurs dans l’Univers.
Ses centres d’intérêt sont la physique, la chimie et la dynamique des atmosphères planétaires. Et ses sujets principaux : les exoplanètes, la Terre primitive et Titan.
L’idée première est de modéliser le climat et les cycles biogéochimiques de la Terre primitive.
Ainsi, il développe des modèles radiatifs convectifs 1D pour les exoplanètes et l’étude de leur atmosphère.
Le but est d’interpréter les observations d’atmosphères d’exoplanètes issues des instruments VLT-SPHERE, VLT-GRAVITY, Hubble Space Telescope et James Webb Space Telescope.
Il a également développé le modèle 3D "Generic Planetary Climate Model" appliqué à la Terre primitive et à Titan. Enfin, il a intégré des modèles de photochimie pour comprendre les processus qui contrôlent l’habitabilité des planètes et les conséquences d’une biosphère sur l’atmosphère.
Un début de carrière prometteur que vient souligner l’attribution du prix "jeune chercheur" de la Société française d’exobiologie !